• Dimanche, Jean Roch Masson, a twitté un lien vers un article sur la gestion de classe.

    Je passe sur le fait que @jyaire cherche des articles pour le boulot le dimanche au lieu de se reposer, qui plus est un week-end de Pentecôte... Il a dû se croire lundi et a voulu faire son jour de solidarité ! Et moi je n'ai rien trouvé de mieux que passer mon lundi à lire le long article très intéressant de Stéphane Côté. Ma journée de solidarité est faite aussi du coup ?

    Bref. 

    Cette année j'ai un CP assez musclé : 25 loustics dont la moitié avec un net penchant au bruit et avec des comportements quelque peu étranges, dont 1 qui a un besoin quasi-permanent de la présence d'un adulte... Première année que j'avais une classe de CP aussi agitée. Mon matériel de classe construit de mes petites mains en a pris un coup.

    Donc, un article sur la gestion de classe : je fonce.

    Je pratique déjà certains points proposés par Stéphane Côté : s'approcher des élèves agités, jouer du regard, prendre le temps de bien accueillir les élèves le matin, l'humour... Mais se servir de la porte comme lieu d'échange individuel avec un élève, je n'y avais pas pensé. Généralement, quand je repère un comportement perturbant, j'adresse tout d'abord une remarque posée à l'élève lui demandant de se concentrer à nouveau sur son travail, la seconde fois ma remarque évoque une possible sanction, et à la troisième j'ai recours à mon échelle du comportement.

    Cela fonctionne pour certains élèves, les plus "sages" en fait. Mais pour les plus agités, cette forme d'intervention ne suffit pas à les responsabiliser. Qui plus est, les plus malins ont vite repéré que ce sont souvent les mêmes qui se font reprendre et ne se privent pas pour les rendre responsables de leurs propres bavardages.

     

    J'ai donc décidé de tester dès ce matin la technique de la porte individuelle. 

    L'occasion s'est très rapidement présentée. Un élève s'est mis à discuter à haute voix alors que le responsable de la cantine faisait l'appel. Hop ! Je l'invite à aller dans le couloir. L'appel de la cantine continue, j'ai donc le temps d'une petite discussion. J'ai fonctionné par question : "Qu'est-ce qui se passe ?", "Que penses-tu de ton comportement ?", "Que dois-tu faire à présent ?", "Pourquoi ?". Tout cela en chuchotant, avec une jambe et un bras dans la classe. J'ai terminé par une phrase positive : "Maintenant que tu sais ce que tu as à faire, vas-y. Je sais que tu en es capable."

    L'élève est retourné à sa place et a respecté la règle de silence pendant un bon moment.

    Bon... C'est plus fort que lui... Il est tellement spontané que lever le doigt pour demander la parole, il n'y pense qu'une fois sur 10. Donc, séance de lecture, et prises de parole intempestives... Retour dans le couloir. Je lui demande de me rappeler ce que nous avons dit auparavant dans le couloir. Je lui rappelle la règle et lui ré-explique le pourquoi de cette règle : j'ai besoin d'interroger certains élèves afin de savoir où ils en sont en lecture. Parfois ça sera son tour, mais pas tout le temps. Retour en classe plus apaisé.

    Le reste de la journée, quand il commençait à s'agiter, j'attendais que nos regards se croisent puis jetais un coup d'oeil vers le couloir et cela a suffit à le contenir.

     

    En tout, aujourd'hui, j'ai discuté avec 6 élèves différents dans le couloir. Un pour qui je devais expliquer un nouveau fonctionnement le concernant, et les 5 autres pour des non-respects des règles de vie de classe. J'en ai sanctionné deux autres, sans passage par la case couloir, car je venais de demander le silence et qu'ils n'en ont pas du tout tenu compte. On était dans l'après-midi et la patience s'émousse.

    Je continue demain évidemment. En formalisant cette modification de gestion de la classe car un élève s'est moqué d'un de ses camarades qui était venu discuter dans le couloir. 

    En tous cas, je suis très satisfait de cette première mise en pratique. La classe a été beaucoup plus apaisée que les semaines précédentes (les ponts de mai sont redoutables pour l'attention des élèves !!!). Ce matin je me préparais à une journée galère, bruyante, agressante, ... Et bien non. Il y a eu des moments plus compliqués que d'autres, mais dans l'ensemble, c'était plutôt une bonne journée.

    Il va falloir que je créée des moments de rencontres individuelles dans mon emploi du temps car certains élèves ont des aides individuelles et je n'ai pas de temps pour faire le point avec eux hors la classe. A voir en institutionnalisant des rencontres individuelles, où j'aurais un entretien avec tous les élèves chacun leur tour... La réflexion est en route...

    Suite de l'expérimentation sous peu...

    Bonne soirée.


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  • Avant de lancer les élèves sur la vaste toile d'araignée mondiale, mieux vaut les y préparer.

    Je me suis servi de Vinz et Lou pour ce faire. J'ai commandé le CD des dessins animés avec le kit pédagogique qui va bien.

    J'avais fait ma sélection pour insister surtout sur le fait que sur Internet, on ne sait jamais trop à qui l'on parle et qu'il vaut mieux être prudent. Nous y avons consacré deux séances de 45 minutes selon le format suivant :

    - 1 dessin animé Vinz et Lou

    - échanges sur ce qu'ils en ont compris et ce qu'il faut en retenir

    - re-visionnage avec mes commentaires

    J'ai aussi ajouté la comparaison avec le fait de se promener dans une grande ville (j'ai pris Nantes comme exemple, allez savoir pourquoi). 

    Ce que j'aime bien avec les CP, c'est que leurs émotions se lisent sur leur visage. Quand j'ai suggéré que leurs parents les laissent se débrouiller seuls dans Nantes, il y a eu comme un vent de panique dans la classe. Et ils ont tout de suite davantage intégré les dangers d'être seul sur la toile.

     

    A la suite de ces deux séances, une troisième a permis de récapituler tout ce qui avait été dit et de rédiger notre charte Twitter. C'était la condition sine qua non : pas de charte, pas de Twittclasse.

    La voici : 

    Télécharger « Charte Twitter.pdf »

     

    J'ai voulu la charte très simple afin qu'ils puissent se l'approprier aisément.

     

     

     


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  • Après avoir lu des articles de Jean-Roch Masson ( et ) et d'Alexandre Acou sur les #twitclasses, je me suis dit que c'était l'un des supports que je cherchais pour que mes élèves apprennent à lire en écrivant dans une démarche authentique.

    Lecture d'un petit guide pour bien démarrer...

    Et c'est parti pour le remue-méninge :

    Je craignais des réticences de parents mais je n'ai eu qu'une famille qui s'est montrée réservée, estimant qu'il était trop tôt pour des élèves de CP de se trouver confrontés au World Wild Web. Après échange, il a été convenu que leur enfant pourrait participer mais ne devrait pas se retrouver connecté à Internet en direct. Ne l'envisageant pas, cela ne m'a pas posé de souci.

    Télécharger « courrier_parents.docx »

    Du côté de la hiérarchie, une certaine frilosité avec une invitation à s'orienter vers BabyTwit. Cela ne m'a pas intéressé car je perdais l'intérêt de l'ouverture à toutes les #twitclasses et à tous les projets sur Twitter déjà mis en place. Du coup, après concertation avec mon Matice, je persiste dans l'aventure Twitter....

     

     

     


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  • Bienvenue. 

    Je suis enseignant depuis 16 ans, directeur depuis 12 ans dans une école de 7 classes de la région nantaise.  Après plusieurs années en cycle 3, je me suis lancé dans l'aventure du CP il y a 5 ans.

    Cette année, j'ai un CP de 25 élèves.

    Je viens de commencer une #Twittclasse. 


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